Tendance de l’immobilier à Rennes : ce que veulent les acquéreurs

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Avatar de l'auteur "Charline N." Charline N.

le 28 juillet 2021

SOMMAIRE

Les envies et les attentes des acquéreurs évoluent en permanence dans le domaine de l’immobilier, mais la crise sanitaire a modifié encore plus profondément les modes de consommation et les projets de vie. Sur le plan immobilier, de nouveaux comportements voient le jour, conséquence des confinements, d’un quotidien chamboulé et de la généralisation du télétravail.

Après une année 2020 un peu morose, le secteur de l’immobilier renaît en 2021 avec un nombre de transactions supérieur à celui de 2019 depuis le début de l'année. L’immobilier neuf à Rennes a donc de beaux jours devant lui. Si les acquéreurs sont bien au rendez-vous, leurs envies et leurs critères de recherche ont évolué.

Quelles sont les grandes tendances de l’immobilier à Rennes, comme partout en France ? Quel est l’impact de la Covid-19 sur le marché de la résidence principale, sur celui de la résidence secondaire ou bien de l’investissement locatif ?

© Roman Babakin - Shutterstock

Les critères de recherche des résidences principales

L’enfermement, qui a accompagné les confinements imposés, a été difficile à vivre pour de nombreux Français. L’absence de socialisation, des surfaces de logement trop petites et le manque de nature ont été difficiles à vivre.

Si pour beaucoup, l’objectif d’achat n’a pas changé avant et après le confinement, nombreux sont les particuliers qui ont souffert de leur logement pendant la crise. Ils souhaitent désormais accélérer l’achat de leur nouvel habitat et, plus globalement, impulser un vrai changement de vie. Voici plus en détail, les nouvelles tendances de l’immobilier à Rennes :

Des intérieurs plus grands

Les Français, en quête d’une résidence principale en 2021, souhaitent acquérir une plus grande surface intérieure. Dans ce cadre, ils sont prêts à élargir leur périmètre de recherche pour trouver des biens qui répondent à leurs attentes. L’enfermement, ressenti lors du premier confinement, pousse désormais les nouveaux acheteurs à privilégier de grands espaces intérieurs, dans lesquels chaque membre de la famille trouve sa place sans se sentir à l’étroit.

Le développement du télétravail nécessite également de pouvoir aménager un espace qui lui est dédié, avec un bureau confortable et tout l’équipement technique nécessaire. Une pièce supplémentaire est donc souvent recherchée ou bien des pièces de vie assez vastes pour pouvoir y travailler sereinement. Toujours dans cette logique, les acquéreurs prêtent désormais une attention toute particulière à la qualité de la connexion Internet dans la recherche de leur futur bien.

L’envie d’espaces extérieurs

Autre effet prévisible du confinement sur les tendances de l’immobilier à Rennes : la présence d'un extérieur est devenu un critère primordial aux yeux des acheteurs. Les biens immobiliers les plus recherchés sont donc actuellement les maisons, et plus précisément les maisons avec un balcon, une terrasse ou, encore mieux, un jardin.

Le développement du télétravail a considérablement renforcé cette tendance. Lorsque l'on travaille à son domicile, il est primordial de pouvoir faire une pause agréable et se ressourcer facilement chez soi. La recherche d’un extérieur est donc devenu un critère prépondérant chez les télétravailleurs.

Un engouement pour les villes moyennes

Avec la banalisation du télétravail, il est beaucoup plus facile de s’éloigner des grands centres urbains et économiques. Les acheteurs sont donc de plus en plus nombreux à souhaiter un meilleur équilibre et une bonne qualité de vie en s’orientant vers la province et les villes plus petites.

L’attrait des ménages pour les villes de taille moyenne, comme Rennes, continue donc de croître, tandis que le marché immobilier des grandes villes a été davantage impacté par la crise sanitaire. La tendance dans ce domaine a donc considérablement évolué, car depuis des années, le marché immobilier des grands centres urbains a toujours été en croissance forte au détriment de celui des villes rurales.

L’évolution des modes de vie permet donc un rééquilibrage qui peut perdurer avec le déploiement pérenne du télétravail. Les Français seront de plus en plus incités à s’éloigner des centres de grosses agglomérations, afin de trouver des biens immobiliers qui répondent à leurs attentes et une qualité de vie plus agréable.

© Iakov Filimonov - Shutterstock

Un marché des résidences secondaires dynamique

En 2021, on peut également voir émerger un nouvel engouement du côté du marché des résidences secondaires. L’expérience du confinement a, là aussi, suscité de nouveaux besoins auprès des particuliers qui ont envie d'un lieu pour se ressourcer le week-end et pendant leurs vacances.

La résidence secondaire n’a pourtant pas toujours eu le succès qu’on lui connaît aujourd’hui. Elle a longtemps été considérée comme une contrainte en raison de l’investissement et des coûts d'entretien qu’elle requiert. Les potentiels acheteurs ont donc souvent préféré voyager et passer leurs vacances à l’étranger. Cependant, la situation sanitaire a considérablement fait évoluer ces habitudes. Les voyages incertains et les confinements ont fait naître l’envie de posséder une résidence secondaire, un lieu facilement accessible, proche de la nature où pouvoir s’épanouir en famille.

Cette envie est particulièrement forte chez les jeunes cadres, qui habitent souvent en plein centre-ville des métropoles, et chez les jeunes parents. Ils ont plus intensément ressenti le besoin de se mettre au vert dans une maison de campagne qui leur permet de déconnecter de leurs modes de vie très urbains.

Leur premier critère est donc la situation géographique du bien. Il ne doit pas être trop éloigné de leur résidence principale, afin de s’y rendre fréquemment et pourquoi pas même y télétravailler occasionnellement. Il s’agit idéalement d’une maison dans un environnement rural, pour se sentir proche de la nature, ou bien d’un appartement au bord de la mer.

Un grand intérêt pour la côte atlantique

Les particuliers sont donc de plus en plus nombreux à vouloir franchir le pas, et leurs recherches de maisons secondaires portent souvent sur la côte atlantique. La côte est particulièrement convoitée pour sa proximité avec l’océan, son dynamisme économique et culturel et les communes particulièrement agréables qui s’étendent sur ce territoire.

Un des critères importants pour de nombreuses personnes est la proximité de leur résidence secondaire. Ainsi, la plupart des potentiels acheteurs cherchent un bien dans un rayon de 200 à 300 km de chez eux. Leurs préférences se portent sur de vastes maisons de famille avec du charme et un décor bucolique.

Devant ce regain d'intérêt pour les résidences secondaires, on peut voir les prix évoluer à la hausse sur la côte atlantique. Ce phénomène est cependant atténué par un nombre important de propriétaires, en particuliers des étrangers, qui vendent leurs biens faute de pouvoir y venir ou de pouvoir les entretenir correctement. Cela redonne donc un peu de pouvoir de négociation aux acheteurs à la recherche de la perle rare qui allie proximité, nature, mer et la nécessité de pouvoir l’occuper immédiatement.

© Leonid Andronov - Shutterstock

L’investissement locatif sort son épingle du jeu

Les français ont beaucoup épargné pendant la crise de la Covid-19. C’est plus de 142 milliards d’euros qui ont ainsi été mis de côté, et qui sont aujourd’hui en partie utilisés par les particuliers pour investir dans la pierre. L’investissement immobilier locatif à Rennes, comme partout en France, s’inscrit plus que jamais comme une valeur refuge. En plus d’être un investissement sûr, il permet également aux acheteurs de bénéficier des différents dispositifs fiscaux mis en place par l’Etat, comme par exemple la loi Pinel.

En résumé, si le secteur de l’immobilier est particulièrement dynamique à Rennes depuis le début de l’année, on peut observer que les attentes et les critères de recherche des acquéreurs ont considérablement évolué. Leurs comportements et leurs habitudes ont en effet été profondément impactés par la crise sanitaire. On peut constater aujourd’hui qu’ils sont prêts à s’éloigner des centres des grandes agglomérations pour s'offrir plus de d’espace et de nature. Les particuliers sont de plus en plus nombreux à franchir le pas en déménageant dans des villes de plus petites tailles ou en acquérant une résidence secondaire.

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