Les politiques publiques à Rennes
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Les politiques publiques à Rennes
Les politiques publiques rennaises œuvrent à une répartition équitable et équilibrée des budgets publics au sein de la commune et de la Métropole. Développement durable, production de logements sociaux, autorisation de construction de programmes immobiliers neuf à Rennes… les décisions de la municipalité et de la Métropole ont un impact concret et direct sur le quotidien des Rennais et des habitants d’Ille-et-Vilaine.
Rennes Métropole inscrit désormais sa stratégie environnementale dans le cadre du Plan climat air énergie territorial 2025-2030. Ce document fixe notamment un objectif de baisse de 42 % des émissions de gaz à effet de serre entre 2019 et 2030, 5 000 rénovations BBC par an à horizon 2030 et un doublement de la production locale d’énergies renouvelables et de récupération par rapport à 2019 (source : Rennes Métropole PCAET avril 2026).
La politique environnementale locale se traduit par plusieurs leviers : rénovation énergétique du bâti public, développement des réseaux de chaleur, sobriété de l’éclairage public, électrification progressive du réseau STAR, production photovoltaïque sur les équipements métropolitains et prise en compte du bas-carbone dans les opérations d’aménagement.
La ligne B du métro illustre cette logique. Quatre stations souterraines (Saint-Germain, Sainte-Anne, Jules-Ferry et Cleunay) ont été équipées d’un système de géothermie intégré aux structures de génie civil. Rennes Métropole indique que ce dispositif concerne notamment 109 logements et environ 8 200 m² de surface hors œuvre nette. Cela signifie que certains appartements neufs à Rennes sont chauffés par le métro place Saint Germain et dans le quartier de Cleunay.
En 2026, la Ville de Rennes prévoit plus de 10 millions d’euros d’investissement pour la rénovation énergétique, la rénovation du bâti municipal et l’aménagement de locaux techniques. Ces dépenses s’inscrivent dans un budget municipal de 479 millions d’euros, dont 137 millions d’euros d’investissement.
Rennes Métropole poursuit aussi le développement des énergies renouvelables et de récupération. Le PCAET 2025-2030 prévoit de doubler la production locale d’énergie entre 2019 et 2030. Sur le réseau de transport, les projets photovoltaïques en service ou à venir représentent une surface totale estimée entre deux et trois hectares.
Depuis 2022, Rennes Métropole a modifié les horaires d’éclairage public afin de réduire les consommations d’énergie et la pollution lumineuse. Les horaires varient selon les communes et les secteurs : dans le cœur de métropole, l’extinction intervient généralement à minuit sur les secteurs concernés, tandis que l’éclairage reste permanent sur une partie de Rennes.
La transition énergétique du réseau STAR est engagée. Rennes Métropole a validé en 2020 l’acquisition de 92 autobus électriques eCitaro pour les lignes urbaines et Chronostar. La première tranche doit permettre l’électrification de neuf lignes d’ici 2026, avant une seconde tranche liée au trambus entre 2027 et 2031.
Pour d’avantages d’informations sur le développement durable à Rennes, consultez notre page : Le développement durable à Rennes.
La politique de production de logements relève principalement du Programme local de l’habitat de Rennes Métropole. Adopté en décembre 2023, le PLH 2023-2028 fixe un objectif de 5 000 logements produits par an sur le territoire métropolitain, en combinant constructions neuves et recyclage immobilier. Parmi eux, 1 250 logements HLM doivent répondre à près de 30 000 demandes en attente.
La Métropole prévoit également 300 millions d’euros d’investissement sur la période 2023-2028. Cette programmation vise à maintenir une offre résidentielle suffisante dans un territoire sous tension, tout en développant l’accession sociale, le bail réel solidaire et la production de logements adaptés aux étudiants, aux jeunes actifs, aux seniors ou aux personnes en situation de handicap.
À l’échelle de Rennes Métropole, les priorités du PLH 2023-2028 portent sur la production de logements, la diversification de l’offre, la maîtrise du foncier, l’extension du bail réel solidaire à l’ensemble des communes métropolitaines, l’encadrement des loyers dans les secteurs les plus chers et la régulation des meublés touristiques.
Les politiques locales du logement s’articulent avec des dispositifs nationaux encore actifs en 2026, notamment le prêt à taux zéro, prolongé jusqu’au 31 décembre 2027, et les outils d’accession aidée comme le bail réel solidaire.
Pour en savoir plus sur la politique de production de logements en Ille-et-Vilaine et à Rennes, consultez notre page : La production de logements à Rennes.
Plusieurs dispositifs locaux ou nationaux favorisent l’accès au logement et à la propriété à Rennes et en Ille-et-Vilaine.
Parmi les outils d’accession abordable, le bail réel solidaire occupe une place centrale à Rennes Métropole. Le principe consiste à dissocier le foncier du bâti : l’acquéreur achète le logement, tandis que l’Organisme foncier solidaire conserve la propriété du terrain. Le PLH 2023-2028 prévoit d’étendre ce dispositif à l’ensemble des communes de Rennes Métropole, avec un objectif de logements en accession sociale à prix maîtrisé.
Rennes Métropole adhère à l’Organisme foncier solidaire créé sur son territoire en juillet 2018. Ce cadre permet de maintenir les logements concernés dans le parc de l’accession aidée au fil des reventes, avec des prix encadrés et des conditions de ressources pour les acquéreurs successifs.
La location-accession peut également faciliter certains parcours d’achat, notamment via le PSLA lorsque des programmes éligibles sont proposés. Ce mécanisme permet à un ménage d’occuper un logement neuf avant d’en devenir propriétaire, sous conditions de ressources et selon les modalités prévues par l’opération.
Depuis le 1er juillet 2018, Rennes Métropole expérimente aussi le loyer unique dans le parc HLM du territoire. Le dispositif ne concerne que l’attribution des logements HLM neufs ou reloués après le départ de leurs occupants. Son objectif est de réduire les écarts de loyers entre quartiers et de favoriser la mixité sociale.
Pour en savoir plus sur l’accès au logement en Ille-et-Vilaine et à Rennes, consultez notre page : L’accès au logement à Rennes.
Les projets urbains rennais ont aujourd'hui deux objectifs dans le viseur : renouveler les quartiers déjà constitués et adapter l’espace public aux objectifs climatiques, sociaux et résidentiels de la métropole. La végétalisation, la désimperméabilisation, la requalification des espaces publics, la rénovation du parc existant et la production de logements restent au cœur des opérations engagées.
Parmi les opérations à suivre figurent notamment le renouvellement urbain du Blosne-Est, de Maurepas Gros-Chêne, des Portes de Saint-Malo et du centre ancien, ainsi que les études engagées autour de la dalle Kennedy à Villejean. Ces projets associent réhabilitation, constructions neuves, amélioration des espaces publics et désenclavement de quartiers déjà constitués.
À l’échelle métropolitaine, ViaSilva reste également l’un des grands secteurs d’aménagement à suivre entre Rennes et Cesson-Sévigné. Terminus du métro b, c'est tout un écoquartier moderne qui s'y est créé ces dernières années.
Pour des informations plus détaillées sur les projets urbains à Rennes et en Ille-et-Vilaine consultez notre page : Les projets urbains à Rennes.
La ligne B du métro est en service depuis 2022 à Rennes. L’enjeu de mobilité se déplace vers le renforcement du réseau métropolitain, avec le projet de trambus à l’horizon 2030, l’électrification progressive des lignes de bus et l’amélioration des connexions entre Rennes et les communes périphériques.
Depuis l’arrivée de la LGV en 2017, Rennes bénéficie également d’une liaison rapide avec Paris et d’un pôle d’échanges renforcé autour d’EuroRennes. Le réseau STAR s’organise autour des deux lignes de métro, des lignes de bus urbaines et métropolitaines, des parcs-relais et des connexions ferroviaires régionales.
Les mobilités rennaises reposent désormais sur une logique d’intermodalité : métro, bus, vélos en libre-service, parcs-relais, TER, cars régionaux et carte KorriGo. Le projet de trambus doit renforcer cette organisation d’ici 2030, avec quatre lignes, 55 kilomètres d’itinéraires, 80 kilomètres d’aménagements cyclables associés et 240 millions d’euros investis dans l’infrastructure, les stations, les parcs-relais et le matériel roulant.
Pour plus de détails sur les transports publics à Rennes et en Ille-et-Vilaine consultez notre page : Les transports publics à Rennes.
La taxe d’habitation sur les résidences principales est supprimée depuis le 1er janvier 2023. Elle reste en revanche due pour les résidences secondaires et certains locaux meublés non affectés à l’habitation principale.
La taxe foncière concerne les propriétaires et usufruitiers de biens bâtis. La taxe d’aménagement, elle, est due à la suite d’une autorisation d’urbanisme pour certaines opérations de construction, reconstruction, agrandissement ou aménagement. Ces recettes participent au financement des collectivités, aux côtés d’autres ressources fiscales comme les droits de mutation ou la taxe d’habitation sur les résidences secondaires.
En 2026, le budget consolidé de Rennes Métropole s’élève à 1,088 milliard d’euros, dont 580 millions d’euros de dépenses de fonctionnement et 508 millions d’euros d’investissement. La Ville de Rennes dispose pour sa part d’un budget consolidé de 479 millions d’euros, dont 342 millions d’euros de fonctionnement et 137 millions d’euros d’investissement, avec 91,4 millions d’euros de dépenses d’équipement.
Pour plus de détails sur les recettes et pôles de dépenses de Rennes et sa Métropole, consultez notre page : La fiscalité à Rennes.