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Notre comparatif neuf/ancien
Un jeune couple souhaite devenir propriétaire d’un T3 situé en zone A.
Ils possèdent 1 850 € de revenus chacun et un RFR de 35 000 €
Acheter un logement neuf
T3 330 000 €
Frais de notaire 6 600 €
Apport de 10% 36 000 €
Cuisine 5 000 €
Coût total
336 600 €
Emprunt
307 600 €
PTZ
112 500 € à 0%
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 271€/mois
Acheter un logement ancien
T3 260 000 €
Frais de notaire 20 800 €
Apport de 10% 28 000 €
Coût total
280 800 €
Emprunt
252 800 €
PTZ
Non éligible
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 278€/mois
*Document non contractuel. Voir conditions en agence
Malgré un prix d’acquisition plus bas pour un bien ancien, la mensualité reste identique à celle d’un logement neuf : alors pourquoi ne pas investir dans un bien neuf et profiter de ses nombreux atouts, tels que des frais de notaire réduits, de meilleures performances énergétiques et des garanties constructeur pour un investissement sécurisé et durable ?
Cinq ans après son rachat par Rennes Métropole, l'ancienne prison Jacques-Cartier à Rennes quitte le temps de la concertation pour entrer en phase opérationnelle. Un collectif d'artisans s'installe pour cinq ans, 400 végétaux remplacent l'asphalte de la cour principale et les premiers travaux d'ouverture dans le mur d'enceinte sont annoncés. Tour d'horizon de ce qui bouge en 2025-2026.
Cinq ans d'études, une vocation fixée : lieu culturel et citoyen
Rennes Métropole a acquis le site auprès de l'État fin septembre 2021, à la suite de l'engagement de campagne de la maire Nathalie Appéré. Le bâtiment, fermé depuis mars 2010 après le transfert des détenus vers le centre pénitentiaire de Vezin-le-Coquet, ne peut pas être démoli : son intérêt patrimonial est reconnu dans le plan local d'urbanisme intercommunal. Il peut en revanche être transformé.
Le cahier des charges pose un cadre large pour un projet moderne et citoyen. Celui-ci occupe 1,3 hectare en plein cœur de métropole, et compte 300 anciennes cellules et 12 000 m² de surface bâtie. Nathalie Appéré, maire de Rennes et présidente de Rennes Métropole, cible « un lieu de culture populaire ouvert, dans une démarche citoyenne et participative inspirée de celle utilisée pour l'Hôtel Pasteur ». Pour cadrer le projet, une étude urbaine et culturelle a été conduite avec une soixantaine d'habitants, d'acteurs culturels et associatifs, de collégiens et d'universitaires, relayée par deux rencontres avec dix détenus de la prison de Vezin-le-Coquet.
Au terme de quatre ateliers pilotés par l'agence Le Facteur urbain, trois axes ont été retenus : une place pour des projets citoyens, un phare de création artistique, une oasis de nature en ville. Le cap est posé. Reste à l'incarner.
Les Circaciers retenus pour cinq ans, avec Tout Atout dans les anciens ateliers
Décembre 2024 : un appel à manifestation d'intérêt est publié pour l'occupation temporaire d'une partie du site. Douze candidatures sont déposées et le collectif Les Circaciers est désigné lauréat en juillet 2025.
Portée par Pauline Semo et Franck Cardinal, artisan métallier et architecte de formation, l'association tire son nom d'une formule : « Du Cirque, de l'Acier, ça fait Circaciers ». Elle revendique trois piliers (création, diffusion, transmission) et une expérience de trois sites gérés à Nantes et Redon.
« L'artisanat revient ici non pas par la porte de l'enfermement, mais par celle de l'émancipation. »
Pauline Semo et Franck Cardinal, cofondatrice et cofondateur des Circaciers
Premier co-occupant acté : l'association Tout Atout, qui y proposera des formations destinées à des jeunes adultes peu ou pas diplômés, en mobilisant des professionnels de la création. Un appel à occupants complémentaires, ouvert à l'échelle métropolitaine, sera lancé prochainement. Le cadre juridique prend la forme d'une convention d'occupation précaire de cinq ans, en cours de signature.
Mars 2026 : 352 m² rendus à la nature, 400 végétaux plantés
Le 10 mars 2026, la cour principale de Jacques-Cartier a changé de visage. Cinq classes de CE2, CM1 et CM2 de l'école voisine Clémenceau, pelles à la main, ont planté 400 végétaux (jeunes plants forestiers, baliveaux, arbustes, vivaces, semis) sur 352 m² rendus à la nature, dont 330 m² débitumés dans la cour Est, ancien terrain de sport. Les 22 m² restants ont été plantés à l'angle nord-est, à l'emplacement de l'ancien jardin du « gardien-chef ».
La collectivité s'est adjoint l'expertise de l'association Cœur et Canopée, spécialisée dans la revégétalisation urbaine. Pins, genêts, immortelles et roses grimpantes ont été retenus pour habiller grilles et cour. C'est à la fois une manière de s'attaquer à un îlot de chaleur bien identifié, puis de renouer avec un passé oublié. Avant d'être recouverte d'asphalte, la grande cour accueillait les potagers de la prison il y a maintenant soixante-dix ans.
Marie-Claude Laffite, habitante du quartier depuis 1988 et membre du groupe « Nature » du conseil de quartier, suit le dossier de près : Quand j'ai visité la prison pour la première fois, ça m'a pris aux tripes. Je me rappelle de l'attente des familles devant la grande porte pour l'heure du parloir , rapporte-t-elle sur le site de la métropole.
Premiers coups de pioche annoncés dans le mur d'enceinte
Les premières interventions structurelles ont eu lieu très récemment. Les travaux prévoient la création d'une ouverture dans le mur d'enceinte en pierre, le long de l'allée Léon Le Berre, afin de faciliter la circulation piétonne, ainsi qu'une rampe d'accès. Les premiers coups de pioche ont été assénés ce premier trimestre 2026.
L'idée est de rendre le site traversable par cette ouverture, sans démolir l'édifice protégé. Il matérialise aussi la promesse de « couture sociale » entre les quartiers Bréquigny et Sud-Gare. Un axe à rapprocher de la refonte en cours d'autres friches rennaises, comme le projet de transformation de l'ancien siège Aiguillon ou la déconstruction du parking Vilaine.
Un calendrier progressif, des voix discordantes
Le site ouvrira ses portes tous les week-ends, de mi-juin à fin juillet 2026. La logique affichée par Rennes Métropole est celle d'une « activation progressive » : tester les usages avant d'engager la rénovation lourde, extrêmement coûteuse, qui interviendra par tranches.
Cependant, comme la plupart des projets urbains d'envergure dans les grandes villes, le consensus n'est pas total. Un article de presse locale estime que la terminologie employée (« hôtel à projets », « tiers-lieu », « prison horizon ») relève d'un « jargon politiquement correct » qui masquerait une absence d'idée concrète, quatorze ans après la fermeture de l'établissement. C'est une tension palpable qui court depuis 2021 entre les partisans d'un projet culturel ouvert et ceux qui défendaient d'autres usages, notamment du logement social ou un pôle justice.
Le futur de l'ancienne prison Jacques-Cartier à Rennes
En un peu moins d'un an, l'ancienne prison Jacques-Cartier à Rennes a basculé de l'étude au faire. Un occupant principal est désigné pour cinq ans, la cour a retrouvé de la terre et des racines, les premiers travaux d'accessibilité ont été entamés. Restent deux inconnues : le calendrier de la rénovation globale, que Rennes Métropole annonce par tranches pour maîtriser la dépense publique, et le budget total de l'opération, non communiqué à ce stade. Deux éléments à surveiller pour comprendre ce que ce morceau de ville deviendra une fois la phase de test passée. En attendant, les grilles s'entrouvrent.
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