*Document non contractuel. Voir conditions en agence
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Notre comparatif neuf/ancien
Un jeune couple souhaite devenir propriétaire d’un T3 situé en zone A.
Ils possèdent 1 850 € de revenus chacun et un RFR de 35 000 €
Acheter un logement neuf
T3 330 000 €
Frais de notaire 6 600 €
Apport de 10% 36 000 €
Cuisine 5 000 €
Coût total
336 600 €
Emprunt
307 600 €
PTZ
112 500 € à 0%
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 271€/mois
Acheter un logement ancien
T3 260 000 €
Frais de notaire 20 800 €
Apport de 10% 28 000 €
Coût total
280 800 €
Emprunt
252 800 €
PTZ
Non éligible
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 278€/mois
*Document non contractuel. Voir conditions en agence
Malgré un prix d’acquisition plus bas pour un bien ancien, la mensualité reste identique à celle d’un logement neuf : alors pourquoi ne pas investir dans un bien neuf et profiter de ses nombreux atouts, tels que des frais de notaire réduits, de meilleures performances énergétiques et des garanties constructeur pour un investissement sécurisé et durable ?
Dispositif Jeanbrun Rennes: Guide complet et simulation pour investir en 2026
Amortissement déductible des loyers ET du salaire, suppression du zonage géographique, plafonds jusqu'à 12 000 €/an : le dispositif Jeanbrun, ou Relance Logement, redessine les règles de l'investissement locatif. Inscrit dans le budget 2026, ce nouveau mécanisme, qui est le fruit de l'aboutissement des débats sur le statut du bailleur privé, ouvre une brèche fiscale rare que les investisseurs rennais auraient tort d'ignorer.
Décryptage du dispositif Jeanbrun
La loi Jeanbrun, piloté par le ministre du Logement Vincent Jeanbrun, emprunte la voie de l'amortissement comptable. Chaque année, une fraction du prix d'achat vient en déduction de vos revenus. Votre bien perd de la valeur sur le papier fiscal, pas dans la réalité. Le calcul de l'amortissement est cadré par trois paramètres.
L'assiette amortissable : elle correspond à 80 % du prix d'acquisition. Un appartement acheté 200 000 € génère donc une base de 160 000 €.
Le plafond d'amortissement : il varie de 8 000 € à 12 000 € par an pour un logement neuf ou ancien, selon que vous pratiquez un loyer intermédiaire, social ou très social.
Le plafond de déduction : il est fixé à 10 700 € par an dans le neuf, et doublé dans l'ancien pendant 2 ans au vu des travaux énergétiques obligatoires (soit 21 400 € déductibles sur les revenus globaux)
Jusqu'ici, en location nue, vous pouviez déjà créer du déficit foncier grâce à vos charges réelles (travaux, taxe foncière, assurance…) et l'imputer sur votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an. Ce mécanisme n'est pas nouveau.
En revanche, il vous était impossible d'amortir le prix d'achat de votre bien. Seuls les loueurs en meublé (LMNP/LMP) pouvaient le faire, mais cet amortissement restait cantonné à leurs revenus locatifs meublés (BIC) et ne venait jamais réduire leur salaire ou leur pension.
C'est là que Jeanbrun change la donne : pour la première fois, un propriétaire bailleur en location nue peut amortir fiscalement une partie du prix d'acquisition de son logement. Cet amortissement vient diminuer ses revenus fonciers et peut générer un déficit, lequel est ensuite imputable sur le revenu global selon les règles habituelles.
Pour les contribuables dont la tranche marginale d'imposition (TMI) atteint 30 % ou plus, l'effet multiplicateur devient sérieux. Chaque euro déduit pèse davantage dans la balance fiscale.
Un couple acquiert un appartement à 250 000 €. Au bout de 9 ans sous le régime Jeanbrun, le bilan s'établit ainsi :
Aucune imposition sur les revenus locatifs pendant toute la période, l'amortissement avale l'intégralité des loyers déclarés.
27 918 € soustraits de l'impôt sur le revenu global.
Le propriétaire perçoit donc ses loyers sans fiscalité tout en allégeant sa feuille d'imposition principale. Un double gain que peu de dispositifs offrent aujourd'hui.
Attention cependant : Le dispositif Jeanbrun n'est ouvert que pour trois ans. Passé ce délai, la porte se referme. Les investisseurs devront donc trancher rapidement.
Dispositif Jeanbrun : Mode d'emploi et grilles de taux
Le dispositif Jeanbrun s'accompagne d'une grille de taux, d'une liste de critères et de quelques lignes rouges à ne pas franchir.
Les taux d'amortissement selon le type de bien
Le pourcentage d'amortissement dépend de deux variables : la nature du logement (neuf ou ancien réhabilité) et le niveau de loyer consenti. Loyer modéré, avantage fiscal musclé, c'est le deal proposé par le législateur.
Logements neufs ou acquis en VEFA :
Segment locatif
Taux annuel
Plafond d'amortissement
Loyer intermédiaire
3,5 %
8 000 €
Loyer social
4,5 %
10 000 €
Loyer très social
5,5 %
12 000 €
Logements anciens avec rénovation lourde :
Pour prétendre au dispositif, le budget travaux doit peser au moins 30 % du prix d'acquisition. En deçà, pas d'éligibilité.
Segment locatif
Taux annuel
Plafond d'amortissement
Loyer intermédiaire
3 %
8 000 €
Loyer social
3,5 %
10 000 €
Loyer très social
4 %
12 000 €
Dans l'ancien comme dans le neuf, le plafond de déduction annuelle est fixé à 10 700 €, quel que soit le segment locatif. Dans l'ancien, ce plafond peut néanmoins être porté à 21 400 € par an pendant une durée maximale de deux ans.
Les critères à remplir
Le dispositif Jeanbrun n'est pas un guichet ouvert. Plusieurs conditions doivent être réunies simultanément :
Durée d'engagement : neuf années de location consécutives, sans interruption. Revendre au bout de cinq ans, c'est perdre le bénéfice fiscal.
Type de bail : location nue exclusivement. Le logement doit constituer la résidence principale du locataire. Exit donc les meublés saisonniers et les Airbnb.
Plafonds de loyer : le montant mensuel doit respecter les grilles du dispositif, qui varient selon le segment choisi. Les barèmes définitifs seront fixés par décret.
Lien avec le locataire : interdiction de louer à un membre de votre famille proche.
Forme du logement : le dispositif concerne les appartements neufs, ou à rénover à hauteur de 30 % du prix d'acquisition. Seuls les appartements situés en immeuble collectif sont éligibles au Jeanbrun. Les maisons individuelles, mitoyennes ou isolées, n'entrent pas dans le périmètre.
À noter qu'il n'y a pas de zonage géographique avec ce nouveau mécanisme. Là où le Pinel concentrait ses avantages sur les zones tendues, le dispositif Jeanbrun couvre l'ensemble du territoire.
Le dispositif a cependant des limites :
Pas de cumul possible avec les dispositifs fiscaux Denormandie et Loc'Avantages sur le même bien. Il faudra choisir. Le cumul est cependant possible avec le LLI.
Plafond d'imputation sur le revenu global : 21 400 € par an (ancien) 10 700€ (neuf).
Décrets en attente : les plafonds de loyer définitifs n'ont pas encore été publiés. Les simulations évoquées reposent sur des estimations calquées sur le Pinel 2025 (version finale du texte de loi publié sur senat.fr).
Rappel : un avantage fiscal, aussi généreux soit-il, ne transforme pas un mauvais emplacement en investissement rentable. La qualité intrinsèque du bien et la tension locative du quartier restent les fondations d'un placement solide.
Lauriane Jarnac
Les plafonds de loyer 2026 du dispositif Jeanbrun
Les plafonds de loyers intermédiaires seront ceux du dispositif Pinel, applicables au dispositif Jeanbrun en vertu de l'article 12 octies du PLF 2026, confirmation par décret à paraître. Voici ces plafonds de loyer en vigueur actuellement en 2026 :
(c) Lauriane Jarnac - IMMO9
Les plafonds de ressources du dispositif Jeanbrun
À l'instar des loyers, les plafonds de ressources Jeanbrun seront confirmés par décret mais devraient également être ceux du dispositif Pinel. Voici les plafonds applicables actuellement en 2026 :
(c) Lauriane Jarnac - IMMO9
Un dispositif cumulable avec le LLI
Rennes, en zone A, vous ouvre l'accès au cumul des dispositifs Jeanbrun et LLI. Le Jeanbrun offre un amortissement de 3 % à 5,5 % selon le loyer pratiqué et le type de bien, tandis que le LLI réduit votre TVA à 10 % dès l'achat et une exonération de taxe foncière, à condition de respecter les plafonds de loyer également. Ce double avantage a été surnommé le "Super Jeanbrun" par les professionnelles de l'immobilier. Il se justifie particulièrement à Rennes : rendement moyen de ~4,3 %, délai de location record de 23 jours, et 73 000 étudiants assurant une demande régulière. La proximité avec Paris (1h27 en TGV) fait également de Rennes un choix stratégique pour les investisseurs.
Pourquoi le gouvernement crée un nouveau dispositif fiscal
La loi Jeanbrun atterrit sur un marché immobilier en surchauffe côté demande, en panne côté offre. Les voyants sont au rouge depuis plusieurs années, et les chiffres (ainsi que les professionnels du secteur) ont fini par forcer la main de l'exécutif.
Quelques données suffisent à mesurer l'ampleur du problème :
28 % du budget des ménages français s'envole désormais dans le logement — loyer, charges, remboursement de prêt confondus. Un poids qui écrase les autres postes de dépenses.
-15 % d'offre locative en cinq ans. Le parc disponible s'est rétracté, laissant étudiants et jeunes actifs se disputer des biens de plus en plus rares.
-22 % de mises en chantier entre décembre 2024 et novembre 2025 (chiffres FPI), comparé à la moyenne des cinq années précédentes. La filière BTP tourne au ralenti.
2,9 millions de demandes de logement social patientent dans les tiroirs, avec des délais d'attente qui s'étirent dans toutes les métropoles.
Face à un tel tableau, Sébastien Lecornu n'a pas lésiné sur les ambitions. Lors de sa prise de parole du 23 janvier 2026 à Rosny-sous-Bois, le Premier ministre a déployé une feuille de route offensive :
2 millions de logements construits d'ici 2030, soit un rythme annuel de 400 000 unités, bien au-delà des cadences actuelles.
50 000 logements locatifs privés supplémentaires attendus dès cette année.
125 000 logements sociaux programmés pour 2026.
500 millions d'euros injectés auprès de 700 organismes HLM pour relancer la machine.
L'objectif est ici de provoquer un « choc d'offre » capable de détendre un marché asphyxié. En relançant la construction, le gouvernement espère aussi ranimer l'emploi dans le bâtiment et générer des recettes fiscales indirectes.
Le dispositif Jeanbrun figure dans le projet de loi de finances 2026, adopté par recours à l'article 49.3. Il doit encore passer le filtre du conseil constitutionnel pour entrer définitivement en vigueur. Les décrets d'application, notamment sur les plafonds de loyer, suivront dans les semaines à venir.
Cas pratique d'investissement avec le dispositif Jeanbrun à Rennes
Rappel méthodologique : le gain fiscal maximal correspond à une utilisation intégrale de l’amortissement chaque année au taux marginal le plus élevé. En pratique, l’économie réellement obtenue dépend du niveau de revenus fonciers existants, des plafonds annuels et des capacités d’imputation effectives du contribuable.
Exemple chiffré d'investissement à Rennes (T2 neuf en zone A)