*Document non contractuel. Voir conditions en agence
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Notre comparatif neuf/ancien
Un jeune couple souhaite devenir propriétaire d’un T3 situé en zone A.
Ils possèdent 1 850 € de revenus chacun et un RFR de 35 000 €
Acheter un logement neuf
T3 330 000 €
Frais de notaire 6 600 €
Apport de 10% 36 000 €
Cuisine 5 000 €
Coût total
336 600 €
Emprunt
307 600 €
PTZ
112 500 € à 0%
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 271€/mois
Acheter un logement ancien
T3 260 000 €
Frais de notaire 20 800 €
Apport de 10% 28 000 €
Coût total
280 800 €
Emprunt
252 800 €
PTZ
Non éligible
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 278€/mois
*Document non contractuel. Voir conditions en agence
Malgré un prix d’acquisition plus bas pour un bien ancien, la mensualité reste identique à celle d’un logement neuf : alors pourquoi ne pas investir dans un bien neuf et profiter de ses nombreux atouts, tels que des frais de notaire réduits, de meilleures performances énergétiques et des garanties constructeur pour un investissement sécurisé et durable ?
Le bailleur social Aiguillon Construction transforme son ancien siège du 171 rue de Vern en un programme mixte de 161 logements neufs à Rennes, ainsi qu'un foyer d'hébergement et une salle de quartier. Près de trois ans après l'abandon d'un premier projet contesté, cette deuxième copie, plus basse, plus diverse et plus concertée, dessine un cas d'école de densification négociée dans le sud rennais.
Un premier projet enterré par la fronde des riverains
En 2018, Aiguillon Construction lançait un concours d'architecture pour reconstruire sur le site de son siège historique, un bâtiment de bureaux livré en 1984 et occupant un terrain de 2 674 m². Le cabinet parisien Brenac & Gonzalez & Associés, en partenariat avec le rennais Line Up Architecture, remportait le concours avec un programme massif : une tour de 17 étages culminant à 50 mètres, 130 logements et plus de 5 000 m² de bureaux, pour une surface de plancher totale de 14 000 m².
La réaction du quartier La Pommeraie a été immédiate. Le collectif NANSSA et des copropriétaires voisins ont lancé pétitions, recours contre le PLU et réunions publiques houleuses. Leur grief principal : un gabarit sans rapport avec le bâti pavillonnaire environnant, et une concertation jugée inexistante. Aiguillon a revu sa copie une première fois : le R+17 est passé à R+12 et les surfaces de bureaux ont été réduites de 5 000 à 3 765 m², mais le nombre de logements est resté comparable (132 dans la version révisée). Cette révision n'a pas désarmé l'opposition. En juin 2023, le bailleur abandonnait définitivement le projet, annonçait le déménagement de son siège dans l'immeuble Émergence (un bâtiment neuf de 6 200 m² acquis auprès du groupe Giboire près de la rocade sud) et relançait une réflexion de zéro sur le devenir du site.
Le contraste entre les deux séquences résume l'impasse classique de la densification rennaise : un foncier libéré en tissu constitué, un maître d'ouvrage pressé et des riverains qui découvrent le projet au moment du dépôt de permis. Ici, l'échec du premier round a changé la méthode.
Trois ateliers et un guide des habitants avant tout dessin
En janvier 2024, Aiguillon ouvrait une démarche participative inédite pour l'entreprise. La réunion publique du 30 janvier 2024 réunissait les riverains du site ; un panel de 20 habitants volontaires se constituait dans la foulée. Trois ateliers de travail, organisés entre février et mars 2024, ont produit un document que le bailleur a baptisé « guide des orientations des habitants ». Ce panel a ensuite été élargi à 30 personnes en janvier 2026 pour la phase de présentation du lauréat.
Le guide fixait sept priorités, dont trois portaient directement sur les griefs du quartier : équilibrer les gabarits, préserver la lumière naturelle des habitations voisines et promouvoir la mobilité douce plutôt que le stationnement automobile. Les quatre autres (végétaliser le site, faciliter le vivre-ensemble, construire en harmonie avec les contributions citoyennes et montrer l'exemple sur le plan social et écologique) complétaient un cahier des charges inhabituel pour un bailleur HLM.
Aiguillon s'engageait alors à intégrer ce livrable dans l'appel d'offres de conception-réalisation et à organiser, une fois le lauréat choisi, une restitution publique montrant comment les demandes avaient été prises en compte. Cette restitution s'est tenue le 11 février 2026, avant le dépôt du permis de construire.
161 logements répartis dans quatre bâtiments de R+2 à R+9
Le groupement lauréat associe l'agence AA Group, l'architecte Marian Rubió et le constructeur Eiffage Construction. Selon le site spécialisé PSS-archi, le programme comprend quatre bâtiments, dont les hauteurs s'échelonnent de R+2 à R+9. La gradation place les volumes les plus bas côté pavillons, les plus hauts en retrait, face au boulevard Paul Hutin-Desgrées.
La programmation traduit un choix de mixité sociale prononcé : la ventilation se répartit entre 65 logements en bail réel solidaire (BRS, accession aidée), 61 logements locatifs sociaux et 35 logements locatifs intermédiaires, sans aucun lot en accession libre. Le programme intègre aussi un foyer d'hébergement de 17 places géré par l'ASFAD (Association pour l'Action Sociale et la Formation à l'Autonomie et au Devenir) et une salle de quartier.
Côté mobilité, le projet prévoit 324 places de stationnement vélo sécurisées, avec emplacements cargos et station de réparation, soit environ deux places par logement. Un parking en sous-sol (un niveau) et un parking aérien conservé complètent le dispositif automobile.
À l'échelle du site, la surface de plancher totale, estimée à 12 500 m² lors de la concertation de janvier 2024, a été ramenée à environ 11 000 m² dans la version finale. La hauteur maximale passe de 50 mètres (R+17) à environ 30 mètres (R+9), soit un recul de 40 % qui répond directement à la première des sept orientations citoyennes.
Déconstruction en cours, permis attendu, livraison début 2029
Lors de cette même réunion du 11 février, Aiguillon a présenté le calendrier prévisionnel : dépôt du permis de construire au premier trimestre 2026, instruction jusqu'au quatrième trimestre, lancement du gros œuvre fin 2026 et livraison par étapes (deux bâtiments et le parking fin 2028, ensemble du site début 2029).
La déconstruction de l'ancien siège, confiée à l'entreprise DEMOSTEN, est déjà bien engagée. Une réunion publique d'information s'est tenue le 23 septembre 2025 pour présenter l'organisation du chantier aux riverains. La chaussée Abbé Henri Grégoire a été partiellement bloquée du 2 au 20 mars 2026 pour les besoins de la démolition . Aiguillon précise cependant que le document de présentation du lauréat, diffusé dans un souci de transparence, reste un support de concertation et non un document contractuel.
L'ancien siège Aiguillon à Rennes, laboratoire de la densification consentie
D'autres projets urbains rennais butent sur le même dilemme, du plan de renouvellement de Maurepas à EuroRennes : comment densifier un site sans braquer le quartier qui l'entoure ? Au 171 rue de Vern, la réponse a pris onze ans, deux abandons de programme et une démarche participative qui n'existait pas dans la culture interne du bailleur. Le coût en temps est réel. Le résultat aussi : un programme 100 % social ou aidé, des gabarits calibrés sur le voisinage et un permis de construire qui, s'il est délivré courant 2026, sera le premier de cette envergure à Rennes à avoir été précédé d'un guide citoyen contraignant pour le maître d'ouvrage. Pour la pression sur le logement neuf rennais, ce précédent vaut autant par la méthode que par les mètres carrés produits.
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