Immeubles à Rennes : les bâtiments emblématiques

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le 07 juillet 2021

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Rennes, capitale et porte d’entrée de la Bretagne, est réputée pour son dynamisme et sa qualité de vie, mais aussi pour ses bâtiments mythiques, des œuvres singulières qui relatent son passé. Sa localisation optimale fait d’elle l’une des villes les plus attractives de l’Hexagone. Résolument tournée vers l’avenir, tout en étant fière de son histoire, la ville abrite également des programmes à l’architecture moderne et contemporaine qui contribuent à l’attractivité du marché de l’immobilier neuf à Rennes. La reconstruction de la Métropole d’après-guerre a fait naître des bâtiments qui, aujourd’hui, restent mythiques. Ces immeubles à Rennes ont été dessinés par Louis Arretche et Georges Maillols. Nés à Paris et ayant en commun leur modernisme, ces deux architectes ont marqué la ville de Rennes par leurs bâtiments emblématiques.

Les constructions signées Louis Arretche à Rennes

Tout le monde à Rennes connaît les bâtiments dessinés par Louis Arretche. Cependant, cet architecte et urbaniste français reste méconnu malgré le fait qu’il ait bâti des quartiers entiers dans la Métropole, à l’instar de Villejean et Colombier. Il avait également imaginé la salle du Liberté, les campus de Beaulieu et de l’université Rennes 2, marqués par des espaces verts à la façon des campus universitaires américains. Pour rendre hommage à ce grand nom de l’architecture, Nathalie Appéré, maire de Rennes, a inauguré une plaque commémorative le vendredi 25 juin, à l’occasion du 45e anniversaire de la fameuse tour de l’Éperon. La maire de la ville déclare, lors de son discours, que « cette plaque est une initiative des habitants qui sont fiers d’habiter dans cette tour qui possède encore une forte modernité ».

Louis-Gérard Arretche, cet architecte qui a contribué à façonner la ville de Rennes, est né à Saint-Justin, dans les Landes, le 12 août 1905 et est mort en 1991. Sorti diplômé des Beaux-Arts de Paris en 1937, il voit sa carrière décoller au moment de la Reconstruction, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs villes de l’Hexagone ont subi de lourds dommages pendant cette période. La question de savoir comment reconstruire s’est alors posée rapidement. Arretche a été choisi pour mener le chantier de reconstruction de Saint-Malo, en Bretagne. Si les habitants souhaitaient une reconstruction « à l’identique » de la cité telle qu’elle était avant-guerre, l’architecte a voulu adapter le projet aux contraintes de la vie moderne, avec un plan d’urbanisme beaucoup plus aéré, tout en conservant certains bâtiments historiques. Les immeubles d’habitation, quant à eux, sont construits en îlots fermés, avec des façades au décor sobre, arborant un style régional. En ce qui concerne les matériaux, l’ardoise et le granit ont été sélectionnés afin de donner un cachet traditionnel aux bâtiments. Petit tour d’horizon des immeubles à Rennes signés Louis Arretche !

La tour de l’Éperon

Il est impossible de parler des immeubles de Rennes sans mentionner la tour de l’Éperon. Deuxième plus haute de la ville, cette tour de 30 étages implantée dans le quartier du Colombier a été construite en 1975 et fait partie des œuvres de l’architecte et urbaniste Louis Arretche. Ce gratte-ciel présente 91,97 mètres de haut. Vus du sol, les immeubles accolés de la tour affichent un relief singulier qui leur donne une signature architecturale originale. Pour ces bâtiments, l’architecte a choisi de jouer sur les angles. Ils sont composés de pièces lumineuses aux formes particulières et de balcons qui arborent une forme anguleuse.

Le Mabilais

Le Mabilais est un immeuble emblématique de Rennes, conçu par l’architecte Louis Arretche dans les années 70. Installé en plein centre-ville, ce bâtiment a abrité la Direction régionale de Télécommunication et France Télécom pendant trois décennies. De nombreuses innovations sont nées dans cet édifice symbolique, à l’instar de la carte à puce et du Minitel. Des années plus tard, le bâtiment est devenu obsolète, notamment sur le plan énergétique. L’agence rennaise Unité et le groupe Legendre ont relevé le défi de le réhabiliter. De lourds travaux ont été réalisés et la façade a pu retrouver sa couleur originelle. Aujourd’hui, le Mabilais englobe plus de 16 000 m2 de bureaux, un restaurant en pied d’immeuble, des salles de séminaires, plus de 200 places de parking ainsi que des terrasses et jardins. La nuit, l’édifice en forme de tripode est sublimé par son phare urbain, une œuvre lumineuse signée Bruno Peinado.

Rennes : Les œuvres de l’architecte Georges Maillols

Si Louis Arretche compte assurément parmi l’un des plus grands bâtisseurs de Rennes, Georges Maillols n’est pas en reste. Cet architecte est né le 21 avril 1913 à Paris et mort le 25 juillet 1998 à Rennes. Après ses études à Paris et son diplôme aux Beaux-Arts, il a très vite compris que les projets de grande ampleur sont trop rares. Il a choisi Rennes, meurtrie durant la guerre, pour y jouer un rôle actif, à travers d’importantes « réparations ». Georges réinventa alors la ville de Rennes dès la fin des années 60, en lui apportant une allure graphique et futuriste. Il a fait sortir de terre les mythiques Trimaran, tours des Horizons ou encore la ZUP Sud du Blosne.

Georges Maillols a marqué de son empreinte architecturale 140 immeubles à Rennes. Faire entrer la lumière dans les appartements était l’un des soucis permanents de cet architecte humaniste. Aujourd’hui, près de 10 000 ménages vivent dans l’un des logements qu’il a construits et qui sont toujours aussi spacieux, lumineux et modernes. Les appartements au sein de ces immeubles sont équipés de salles de bain de bonne taille et bénéficient de belles expositions.

La tour des Horizons

La fameuse tour des Horizons, plus haut immeuble d’habitation de Rennes, fait partie des œuvres de l’architecte Georges Maillols. Elle a été construite en 1970, dans le quartier Bourg-l'Évesque. Ce programme immobilier faisait partie d’un grand projet de construction d’habitations, un projet dont l’objectif était de répondre à l’importante demande en logements dans la Métropole à la fin des années 60. Devenu insalubre après la Seconde Guerre mondiale, l’ancien quartier de Bourg-l’Évesque a été totalement rasé pour accueillir des immeubles modernes. Les tours jumelles des Horizons, également appelées les « tours siamoises », affichent 96 et 95 mètres de haut. Elles se distinguent des autres bâtiments de la ville par leur façade en béton architectonique.

Le Trimaran

Construit en 1977 par l’architecte Georges Maillols, le Trimaran est un bâtiment rennais emblématique de son époque. Ce programme immobilier, situé rue Papu Rennes, a été mis sur pied dans l’objectif de favoriser le mélange des populations. D’ailleurs, Maillols appartient à la première génération d’architectes confrontée à l’architecture de masse. Pour toutes les constructions, il devait répondre à trois défis majeurs : l’économie, le logement et l’esthétique.

Le Trimaran est composé de 78 logements privés, 46 logements sociaux ainsi que des espaces dédiés aux commerces. Aujourd’hui encore, son architecture géométrique et graphique, associée à ses façades et balcons prismatiques, lui offre des effets visuels originaux qui interpellent les passants.

La barre Saint-Just

La barre Saint-Just, ce bâtiment remarquable qui se trouve à Rennes, à l’angle des rues Guéhenno et Lesage, est également une signature de Georges Maillols. Elle figure dans le top 5 des immeubles les plus photographiés, et ce, grâce à sa forme singulière. La construction est équipée d’ailerons, des éléments architecturaux qui allègent l’immeuble, tout en lui donnant un charme particulier.

Construite en 1968, la barre Saint-Just est, pour l’époque, un bâtiment de grand standing. Elle présente dix niveaux et a été réalisée à partir de matériaux de qualité. L’immeuble comporte plus de 100 logements (du studio au six pièces), des espaces professionnels ainsi que des boutiques.

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