*Document non contractuel. Voir conditions en agence
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Notre comparatif neuf/ancien
Un jeune couple souhaite devenir propriétaire d’un T3 situé en zone A.
Ils possèdent 1 850 € de revenus chacun et un RFR de 35 000 €
Acheter un logement neuf
T3 330 000 €
Frais de notaire 6 600 €
Apport de 10% 36 000 €
Cuisine 5 000 €
Coût total
336 600 €
Emprunt
307 600 €
PTZ
112 500 € à 0%
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 271€/mois
Acheter un logement ancien
T3 260 000 €
Frais de notaire 20 800 €
Apport de 10% 28 000 €
Coût total
280 800 €
Emprunt
252 800 €
PTZ
Non éligible
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 278€/mois
*Document non contractuel. Voir conditions en agence
Malgré un prix d’acquisition plus bas pour un bien ancien, la mensualité reste identique à celle d’un logement neuf : alors pourquoi ne pas investir dans un bien neuf et profiter de ses nombreux atouts, tels que des frais de notaire réduits, de meilleures performances énergétiques et des garanties constructeur pour un investissement sécurisé et durable ?
Le crédit immobilier a changé de pente. Après un an de détente, les taux repartent lentement vers le haut. La Banque de France chiffre à 3,21 % le taux moyen des nouveaux crédits à l'habitat hors renégociations en mai 2026, un niveau stable sur trois mois mais supérieur aux 3,08 % de décembre 2025. C'est ce que confirment les dernières statistiques de la Banque de France sur les crédits aux particuliers. L'Observatoire Crédit Logement/CSA, qui mesure les prêts effectivement signés, relève un taux moyen de 3,26 % en juin, après 3,22 % de février à avril.
La trajectoire prévue mérite une précision de calendrier. Dès janvier 2026, Michel Mouillart annonçait un taux moyen autour de 3,55 % pour la fin 2026, prévision qu'il a reprise en juillet. Elle a donc été formulée avant la hausse de la BCE de juin, avant le statu quo de juillet et avant la tension estivale sur la dette française. Les baromètres de courtiers, eux, situent la rentrée un cran au-dessus des chiffres du printemps.
La BCE en pause, la dette française sous pression
Le 23 juillet 2026, la Banque centrale européenne a laissé ses trois taux directeurs inchangés, le taux de dépôt restant à 2,25 %. Cette pause suit une hausse de 25 points de base décidée le 11 juin, la première en trois ans, destinée à contenir un choc énergétique lié aux tensions au Moyen-Orient. Un point de base, ou pdb, vaut un centième de pour cent.
Le vrai thermomètre des taux fixes, c'est le rendement de la dette française à dix ans. Le TEC 10, souvent cité comme référence, représente le rendement actuariel d'une OAT notionnelle de maturité exactement égale à dix ans, calculé à partir des rendements du marché secondaire. Il ne correspond donc pas au taux d'une émission précise de l'État. Or le rendement de l'OAT française à 10 ans a franchi les 4 % en séance ce même jour, avec un pic à 4,13 % dans la matinée, du jamais-vu depuis octobre 2008, selon des données de la Banque de France reprises par l'AFP. L'indice TEC 10 de clôture, lui, est resté juste sous ce seuil, à 3,90 % au 31 juillet selon l'Agence France Trésor. Cette référence fait partie des repères suivis par les banques pour ajuster leurs conditions. Tant qu'elle reste haute, les taux immobiliers ont peu de marge pour baisser. S'ajoute la revalorisation du Livret A à 1,7 % au 1er août : selon CAFPI, cette hausse pourrait accroître le coût de collecte des banques et peser progressivement sur leurs barèmes.
À Rennes, l'effet taux se double d'un effet prix
Rennes concentre les deux pressions. Côté prix, MeilleursAgents estime le mètre carré à 4 219 € tous biens confondus au 1er août 2026, à 4 069 € pour un appartement et 5 141 € pour une maison. Les prix rennais sont repartis à la hausse : +4,0 % sur un an pour les appartements au 1er août, toujours selon MeilleursAgents. Cette dynamique se lit dans le détail des tendances du marché immobilier rennais de l'été 2026, quartier par quartier, avec des écarts marqués entre le centre et la périphérie.
Le baromètre CAFPI du 3 août met des chiffres sur ce ciseau. Pour une mensualité de 1 000 € sur 25 ans, la surface achetable à Rennes recule de 3,90 m² sur un an, la plus forte baisse des grandes agglomérations françaises, soit -7,25 %. Devant Marseille avec -3,05 m² et Toulouse avec -2,37 m². Sur douze mois, un emprunteur rennais type perd donc l'équivalent d'un petit dressing. En Bretagne, CAFPI relève un taux moyen régional de 3,40 % sur 20 ans et 3,56 % sur 25 ans.
Un couple emprunte 250 000 € sur 20 ans pour un appartement rennais. Au printemps, à 3,40 %, la mensualité hors assurance s'établit autour de 1 437 €. Si le taux passait de 3,40 % à 3,60 % à la rentrée, hypothèse cohérente avec la tendance haussière, elle grimperait à environ 1 463 €. Vingt-six euros de plus par mois, soit plus de 6 000 € sur la durée totale du prêt. Rien de spectaculaire au mois le mois. Beaucoup, ramené à la vie d'un crédit. Pour comparer les conditions du moment, mieux vaut suivre l'évolution des taux de crédit immobilier pratiqués à Rennes durée par durée.
Apport, emploi et énergie départagent les dossiers
Alors bien sûr, les banques financent encore, mais elles trient. La sélectivité est le mot d'ordre, avec l'apport, le reste à vivre et la stabilité de l'emploi en première ligne. Les dossiers solides captent les meilleures conditions, les autres patientent. Sur 25 ans, l'Observatoire Crédit Logement/CSA mesure 77 pdb d'écart entre le meilleur et le plus fragile des profils. L'effet est chiffrable : sur 250 000 € empruntés à 25 ans, cet écart représente environ 102 € de mensualité en plus, soit près de 30 600 € sur la durée totale, un peu plus de deux années de mensualités du meilleur profil.
Un autre facteur à noter est que les taux d'usure du 3e trimestre 2026 ont été relevés. Le plafond légal du TAEG passe à 5,29 % pour un prêt fixe de 20 ans et plus, contre 5,19 % au trimestre précédent, valeur confirmée par la Banque de France pour la période du 1er juillet au 30 septembre 2026. Le taux d'usure est le TAEG maximal, intérêts, assurance et frais compris, au-delà duquel une banque ne peut prêter. Sa hausse réduit le risque de blocage mécanique d'un dossier dont le coût frôle le plafond, sans effacer la perte de solvabilité liée à des taux plus chers.
La performance énergétique s'invite aussi désormais dans l'équation. À Rennes, la reprise récompense l'emplacement, la desserte par le métro et la sobriété énergétique. Les logements classés F ou G subissent une décote plus marquée, quand un bien mieux noté préserve sa valeur de revente et allège les factures. Le marché de l'immobilier neuf dans la métropole rennaise répond en partie à cette exigence, avec des logements conformes aux dernières normes thermiques. La durée d'emprunt, elle, s'allonge : 254 mois en moyenne en juin, soit plus de 21 ans, un niveau que l'Observatoire qualifie de rarement observé par le passé.
Une rentrée sous tension maîtrisée
La rentrée ne sera donc pas celle d'une flambée. Comme le résume l'Observatoire Crédit Logement/CSA, les banques ont relevé leur taux sans excès. Elle sera celle d'un marché où chaque dixième de point se gagne sur la qualité du dossier. Pour qui vise le taux immobilier à Rennes à la rentrée 2026, la préparation du dossier pèsera plus lourd que l'attente d'une hypothétique détente.
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